LES AIDES A DOMICILE FORMEES A LA PREVENTION DE LA MALTRAITANCE

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Christophe Tassano, Directeur entouré ds aides à domicile

Christophe Tassano, Directeur entouré ds aides à domicile

 

 

La maltraitance des personnes âgées et handicapées, un sujet tabou

 

LAssociation d’Aide à Domicile du canton en partenariat avec l’UNA 58, lance pour la première fois une formation « de prévention de la maltraitance » dans la cadre de sa démarche de professionnalisation des aides à domicile et du personnel d’encadrement. La maltraitance pourrait être définie comme le pendant négatif de la bientraitance qui, si elle est devenue un peu moins taboue, est toujours très délicate à évoquer.

« Longtemps sous-estimée, la maltraitance est aujourd’hui un sujet d’actualité contre lequel l’association d’aide à domicile souhaite sensibiliser son personnel afin de participer modestement à la lutte active contre ce problème qui toucherait 5% des personnes âgées de plus de 65 ans dans la Nièvre - soit 3000 personnes - et aider les professionnels qui sont confrontés à ces difficultés » précise Christophe TASSANO, Directeur de l’Association d’Aide à Domicile du Canton de Lormes.

 

Pascal GAYET, formateur à l’ALMA 58, a déjà animé deux stages dont un la semaine dernière à la mairie de Lormes, accueillant une douzaine de professionnelles accompagnant les personnes âgées à leur domicile. Les stagiaires ont pu mettre des faits concrets derrière la notion de maltraitance, pas toujours facile à cerner dont on peut pourtant situer la naissance au milieu des années 1990. « Avec une étape supplémentaire franchie en 2003 à l’occasion de la canicule » resitue le formateur.

Au cours de cette deuxième session, les participants ont été sensibilisés aux différents cas de maltraitance et au repérage des situations de maltraitance potentielle. Au-delà des violences physiques auxquelles on pense spontanément, il existe d’autres formes de maltraitance plus sournoises et insidieuses comme par exemple le simple fait de « garder la monnaie » des courses, plus grave l’excès ou la privation de médicaments ou d’examens, ou encore moins connue la maltraitance dite civique portant atteinte aux droits de la personne : manipulation du vote, restriction ou interdiction des visites par l’entourage…Un autre volet de la séance a été consacré à la manière dont il faut réagir face à une situation de maltraitance potentielle.

 

Pour rompre la loi du silence

Le plus souvent, les victimes préfèrent garder le silence. Les raisons peuvent être multiples : la honte, l’ambiguïté des sentiments envers la personne maltraitante, la crainte des conséquences.

Sur les trois sessions programmées les deux ont été complètes rapidement et la troisième aura lieu de 8 novembre prochain l’est déjà également. « Certaines aides à domicile sont venues encouragées par leurs chefs de service, constate Christophe TASSANO, mais beaucoup se sont proposées lorsque nous leur en avons parlé en réunions de service. Toutes en tout cas m’ont convaincue de l’utilité de cette formation. Pour elles, la maltraitance était auparavant réservée aux autres. Mais elles ont à présent conscience que chacun d’entre nous peut déraper, même sans le vouloir. Et elles demandent à comprendre les facteurs de risques, et comment les éviter », note enfin Christophe TASSANO, surpris par leur qualité d’écoute et leur prise de conscience face à ce problème.

 

De la maltraitance à la bientraitance : la philosophie de l’”Humanitude”

La formation, si elle vise à parler de cette fameuse maltraitance, a aussi pour but, dans un deuxième temps de mettre en œuvre une politique de bientraitance, à savoir imaginer ensemble ce que nous pourrions ensuite faire de concret au quotidien, seul ou en collectif, pour revoir chacune des pratiques professionnelles des intervenants ; ici, les actes bientraitants lors de la visite de l’aide à domicile afin d’améliorer encore la prise en charge des personnes fragilisées.

Ces sessions sont aussi l’occasion, de faire se rencontrer des professionnels qui ne se côtoient pas si souvent. Les groupes de dialogue formés leur permettent d’échanger et de se former autour de mêmes thèmes. « Ma conviction est aussi qu’il faut faire comprendre aux aides à domicile comment être bientraitante envers elles-mêmes pour qu’elles sentent que leur métier est important pour qu’elles restent dans la motivation et le plaisir. » ajoute Pascal GAYET.

 

 

 

 

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